Il faut un début à tout.

Avant tout, Bienvenue.

Je vais faire court, bien que les longs discours soient mon adage en temps normal.

Ici je vais présenter un univers, qui as déjà été montré à la face du monde, par une mangaka de génie, j'ai nommée Matsuri Hino !

Je vais reprendre, le plus humblement du monde, l'univers de Vampire Knight, qu'elle a si intelligemment construit.

Suivant majoritairement sa chronologie, mais ne me lançant pas du tout, dans un remaniement de l'histoire.
Mon but en écrivant cette histoire, est d'abord d'explorer un nouveau style d'écriture, peut être plus léger. Mais également, de m'imposer des contraintes en évoluant dans un monde déjà construit. Je vais tenter d'approfondir certains personnages selon ma vision des choses sur eux. Pour des raisons de soucis pratiques, mes personnages auront autour de la 20ène, ce qui évite les discordances entre l'histoire de VK et la mienne.

Ceci n'est pas ma première fiction, j'en ai écris deux relativement longues sur deux sujets radicalements différents, et deux OS, toujours en ligne ici : Mao-Fic

En espérant que cette histoire vous sera agréable.

Musicalement,

Mao.
Il faut un début à tout.

# Posté le jeudi 09 avril 2009 18:36

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 16:23

Prologue

Prologue
"Fray" de Staind ==> *

« I've learned that this life's not just a game, Just a line between the pleasures and the pain... »

C'est ce que j'aime chanter, à longueur de journée. Passer mon temps avec de la musique dans les oreilles, ne pas prêter attention à ce vaste monde de lumière et de paillettes qui s'expose sous mes pieds. Non, je préfère laisser mon âme vagabonder sur ces notes, sentir mon esprit vibrer sur l'intensité des paroles. Être seule avec ma musique, faire ma vie selon mes envies, et surtout emmerder les gens.

Pardon, je ne me suis pas présentée. Mon nom restera méconnu, néanmoins vous pouvez connaître mon nom d'emprunt. Mao Asuka. Pour vous servir, ou pas...
Pour ce qui est de ma description physique, ouvrez le dernier magazine de vêtement punk-gothique-rock-metalleux-destroy, et vous m'y verrez.
Quand à ma personnalité, écoutez les ragots, vous apprendrez que je suis une fille imbue d'elle même qui parle à tout le monde mais reste hypocrite, qui passe son temps à boire du champagne, et à porter les dernières fringues « in ».
Écoutez moi, et vous saurez que je n'aime pas les gens car je les trouves dans leur grande majorité tous identiques et vides d'intérêt, j'ai horreur du champagne, et les dernières fringues dont j'ai fait l'acquisition sont des vêtements tirés de l'armoire de ma mère rayon « vieux souvenirs nostalgiques d'une folle jeunesse ».

Cessons tous ces babillages sans intérêt. Je suis mannequin, certes. Mais oubliez tout de suite les Claudia Schiffer et autres Noami Campbell. Je ne suis rien de plus qu'un modèle là pour porter des vêtements. Tout ce que vous pouvez voir de moi est faux. Je n'ai pas un teint parfait, je n'ai pas non plus des cheveux brillants, je ne sais pas me maquiller, et je n'ai pas des dents d'une blancheur immaculée.
Remercier donc toute cette équipe de magicien qui travaille pour une misère afin de faire de moi l'objet de tout vos fantasmes et autres jalousies.
Mais il est bien une chose qui m'appartient, c'est la couleur de mes yeux...

Mon histoire, aurait pu ressembler à tant d'autres histoires. Si, je n'avais pas dû intégrer par un hasardeux hasard (oui mes phrases n'ont jamais de sens, on m'en fait souvent la remarque, si tant est qu'on m'écoute parler...), la prestigieuse et néanmoins mystérieuse Académie Cross...

Mais commençons par le commencement voulez vous...le jour ou j'ai rencontré...Senri Shiki et Tôya Rima...


Mao.

# Posté le jeudi 09 avril 2009 18:43

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 18:36

Chapitre 1

Chapitre 1
"Beautiful, Dirty, Rich" de Lady Gaga ==> *




« Tourne la tête » « Plus en haut le menton » « Regarde en bas » « Met toi de profil » « Souris » « Fais un effort » « Pause » « Maquilleuse » « Plus d'intensité dans le regard » « Prend la pose » « Eclairage » « Merci tout le monde, on a fini »

...

Ca me fatigue...

Sérieusement, ce boulot est éreintant. Vous ne me croyez pas ? Vous faites donc partie de ces gens qui pensez qu'être prise en photo et paraître belle, fraiche, et mettre en valeur un produit est chose facile. Laissez moi vous dire que vous vous plantez grossièrement. Tout, absolument tout, dans une photographie publicitaire, est pensé et calculé. De la petite moue désabusée, au regard perdu, sans oublier les pseudos cernes de fatigues et de dures vies vécues, d'ou le fait que vous ayez des vêtements rapiécés, qui pourtant sont mis en ventes avec plus de trois chiffres avant la virgule.

Oh oui, je critique, je passe mon temps à critiquer les choses, mais ne vous faites pas de fausses idées, je critique toujours avec des arguments, et c'est bien parce que je bosse dans ce milieu que je me permet de le faire.
Alors pourquoi j'y bosse, si vraiment je le trouve éreintant, fastidieux et surtout inutile. Laissez moi vous en donner les vraies raisons...
C'est bien payé, c'est extrêmement bien rémunéré, l'argent coule à flot, c'est largement suffisant pour une étudiante qui vit seule.
Je ne suis pas bassement matérielle, en revanche, la société si. A partir de la, il me faut des liquidités.

Ah oui, je ne vous l'ai pas dit, je ne suis mannequin que par « intermittence », c'est pas un job à temps plein, j'ai des études à côtés, enfin si tant est qu'on puisse nommer çà des études...

Pourquoi je dis ca ? Tout simplement, parce que depuis que je fais ce job pour joindre les deux bouts, j'ai vu mon nom être porté à pas mal de lèvres de ma ville. Comme je l'ai déjà annoncé, je ne suis pas une « Top Model », mais être dans les magazines de façon régulière, afficher une image bien particulière, fait que d'une façon ou d'une autre on acquiert une certaine notoriété. De ce fait ma vie d'étudiante s'est retrouvée dans un joyeux bordel, dans le sens ou pas une seconde je ne pouvais être tranquille. Même mes « camarades » de classes étaient des espèces de parasites passant leurs temps a vouloir avoir mon numéro, pour x ou y raisons, à me poser 1001 questions toutes plus ennuyantes les unes que les autres, à un tel point que me rendre aux cours magistraux étaient une torture, vu que de toute manière je ne pouvais rien suivre. De ce fait j'ai cessé de m'y rendre. La suite vous la devinez, il est dur de valider un semestre quand les cours sont incomplets. Et dire que le semestre en question se finit dans quelques semaines. Misère...

Je suis si fatiguée...

Comme à mon habitude, je me pose dans la cabine, en rendant les vêtements que j'ai du porter pour le shooting, prenant soin de ne pas les abimer. On me démaquille, me décoiffe. Car non, je ne me ballade pas habituellement avec cet espèce de chignon fait à la one again en apparence qui pourtant a la classe mais qui en fait a été construit en quelques petites trentaines de minutes par un coiffeur professionnel. Ne vous ai je pas assez dis que tout était calculé ?

Et enfin la paix, les gens débarrassent le studio, qui est en fait pour le coup un appartement prêté pour cette séance. Dire que j'ai encore deux tonnes de boulot, en plus demain matin je dois distribuer les journaux. Je dépanne un pote qui est malade depuis une semaine et qui n'a pas c½ur a prendre des jours de congés, du coup on a trouvé une combine, je pointe a sa place fais son taff en m'assurant de ne pas me faire prendre, et lui touchera son cachet a la fin du mois. Ma part dans tout ca ? Une soirée de beuverie payée par ses soins.

Je ne suis pas prise de tête, au cas ou vous ne vous en seriez pas encore rendu compte. J'aime rendre service aux gens que j'estime un minimum. Je n'ai pour seuls réels biens matériels ma basse, mon briquet, et mon ordinateur. Le reste vous pouvez le prendre, je vivrais très bien sans.

J'éteins la lumière pour reposer mes yeux. Je meurs de chaud, on est quasiment au début de l'été et pourtant on fait déjà les photos pour la mi saison. En plus sous ces spots j'ai l'impression de fondre. Et en hiver on fait des photos en bikini alors qu'il fait –5°C dehors. Le monde est fou, et je contribue à sa folie. A la tienne Dieu !

Je vais fermer les yeux, justes quelques minutes, j'ai trop mal au crane pour penser.

[...]

« Si tu continues à repousser tes fans, ils vont penser que tu es antipathique. »
« Tu sais bien qu'ils m'ennuient, en plus de ca, la plus part de ces filles sont en zone rouge, tu sais parfaitement que cette odeur, plus que n'importe quelle autre, me rend incontrôlable. »
« Je le sais, le fer et toi ca a toujours été une grande histoire d'amour, mais prendre leurs cadeaux ne t'aurais pas tué et puis... »
« Rima, on a déposé un hors d'½uvre dans ma loge... »
« De quoi tu parles ? »


Vous avez déjà vu une loque affalée sur une coiffeuse, un filet de bave coulant du coin de la bouche, les cheveux en travers de la face, dans une position complètement désarticulée ?
Et bien, c'est à peu près le spectacle que je devais offrir à ces deux jeunes gens.

« Tu crois que c'est un autre cadeau des fans ? »
« Arrête de raconter des âneries Shiki...je sais pas d'ou elle sort, mais elle ne devrais pas rester ici. On n'a qu'à faire comme si elle n'était pas la. »
« Mhhh elle sent bon. Pas de parfum artificiels, elle sent juste bon. »
« Grrr, reste un peu à l'écart tu veux. »
« Je veux juste voir son visage. »


C'est au moment ou il avança sa main vers mon visage pour en ôter mes longs cheveux blonds que mes réflexes ont décidé de sortir de leur torpeur. Son poignet fut saisi puis tordu dans un sens non anatomique. Lui faisant ainsi émettre un petit cri, proche du grognement et mêlé à de la surprise.

« On ne touche pas...à mes cheveux... »

Je me suis redressée tant bien que mal, sans lui lâcher le poignet, fixant dans les yeux alternativement mes deux gens bien dérangeant, je dormais bien moi.

« Prrr te faire avoir ainsi Shiki c'est pas glorieux ! Quand Hanabusa va le savoir, il ne va pas te lâcher avec ca. »

Ce qui devait être le dit Shiki se dégagea, non sans mal, de ma prise, et siffla entre ses dents, comme pour se moquer, mais aussi prévenir.

« Qu'est ce que tu fais la ? »

Quelle familiarité...même pas de vouvoiement, je veux bien être ton genre, mais nous ne sommes pas aussi intimes à ce que je sache.

« Je dormais, c'est interdit par la loi de dormir ? »
« Ce lieu est réservé au personnel et aux mannequins ! »
« Raison de plus pour que j'y reste. »
« Tu es du personnel ? Tu es la femme de ménage ? »
« J'ai une tête à faire le ménage ? Je suis mannequin, j'ai eu une séance en début de soirée, et je me suis endormie. »
« Je vois...quoi qu'il en soit tu n'as rien à faire ici ! Tu dois partir ! »
« Minute, je vous reconnais, vous êtes les deux icones de la marque Naoto ! »
« Si tu veux un autographe attend dehors comme tout le monde. »


Il me prend pour qui la ? Ce mec m'agace, il se prend pour qui au juste ?

« Comme si j'en avais quelque chose à faire de vous. J'ai assez à faire avec ma vie personnelle pour me soucier d'une diva tel que toi. Quand à vous mademoiselle, a part vous dire que vous avez un charmant minois, je n'ai rien à vous dire de plus. Sur ce...»

Je pris mon sac, et passa entre les deux, les saluant de l'index et du majeur unis. Disparaissant dans l'obscurité de la porte donnant sur la cage d'escalier.

« Tsss, ils pourraient vérifier que les locaux sont vides avant de nous faire venir. Et puis c'était qui elle ? »
« Tu te prend trop la tête Shiki. Mhhh, mais elle, si tu veux le savoir, tu n'as qu'à regarder ce magazine. Asuka Mao, 20 ans, mannequin, étudiante. Caractérielle et violente. »
« C'est vraiment marqué dans ce magasine ? »
« A peu de choses près. Pour le reste il suffit de la regarder. »
« Mouais...bon au boulot... »


Mon appart est à 30 min de l'endroit du shooting. J'en profite pour m'en griller une. Je sais, c'est mal de fumer. Mais ce paquet me dure depuis un mois, faut bien que je le finisse un jour...
Shiki et Rima...
Ils sont bizarres...aussi beau que sur les photos. Presque...parfait...
La perfection n'existe pas, et pourtant...
Ils sont bizarres....
Et c'est ce qui m'intéresse chez les gens...

Mao.

# Posté le vendredi 10 avril 2009 08:46

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 18:36

Chapitre 2

Chapitre 2
"Word Up" de Korn ==> *

« Mais qu'est ce qui t'as pris de dormir la bas ? Tu es inconsciente ou quoi ? »

J'allumais une clope, tout en faisant face à mes juges.
Pardon, je crois que vous avez raté un épisode. Ca fait une semaine et demi que je n'ai pas fait un seul shooting, je me demandais pourquoi, et bien j'ai la réponse. Visiblement, Diva et Miss Cute sont allés se plaindre de ma présence l'autre soir. Et la, j'ai droit au sermon du siècle, et une menace de renvoi.
Je ne travail pas pour un label précis. Je fais du mannequinat pour une agence, qui vend mes services selon la demande. Shiki et Rima, eux sont les égéries de « h.Naoto ». La différence ? Ils portent constamment cette marque de vêtement, ou tout du moins lors de toutes les grandes occasions. Leurs cachets sont nettement plus importants que les miens. Et enfin, on ne peut pas virer une icône aussi facilement, qu'un simple mannequin. Surtout que de ce que j'en ai lu sur internet, cela fait la 4ème fois de suite que leurs contrats sont reconduits. Il est rare qu'une marque garde les mêmes personnes aussi longtemps. Je me demande bien pourquoi...

Quoi qu'il en soit voilà... attendez que je regarde ma montre...20 bonnes minutes que je me fais remonter les bretelles, pour m'être endormie au mauvais endroit au mauvais moment.

« Comment diable as tu fait pour être aussi stupide ? »

Et c'est pas que ca commence à me courir sévère sur la cacahuète, mais un peu...

« Ca va ! C'est bon maintenant ! J'étais crevée ! Ca arrive ! J'ai des journées de dingues en ce moment ! Je n'ai plus un seul répit en cours, je dois essayer de sauver les meubles. Alors si en plus vous me sucrez mes séances photos durant une semaine et demi, comment voulez vous que je m'en sorte ? J'ai des frais de vie bordel ! »

Il est vrai, qu'à la base j'ai une voix assez puissante, alors je vous laisse imaginer ce qui se passe si je m'énerve un tantinet trop...

Le porte communes aux loges s'ouvrit lentement, laissant apparaître deux yeux bleu, cernés de longs cils noirs, et une voix fine, posée et tout juste soufflée se fit entendre.

« Il y a des gens qui travaillent ici, ca suffit tout ce boucan, j'ai besoin de concentration. »

C'est une blague...comment peut elle être aussi calme alors que c'est sa faute si je m'énerve ?
J'étais déjà sur les nerfs du fait de cet évènement, mais je faisais absolument tout pour me calmer, aussi je serrais les poings m'enfonçant les ongles dans la paume pour que la petite douleur me calme.
Et j'y serais presque parvenue, si une autre paire de yeux bleus n'était pas venue faire leur apparition. Un timbre de voix très bas, blasé surtout, et air désintéressé sur le visage.

« Tiens, la femme de ménage est de nouveaux la ? »

Ai je déjà dis que je ne supportais pas qu'on se paye mon portrait pour pas un rond?

Aussi sans qu'il est eu le temps de comprendre quoi que ce soit, j'ai attrapé sa cravate et lui ai collé la face sur la table, lui demandant si il oserait répéter ce qu'il venait de dire.
Et il a fait une chose qui m'a surpris. Même plusieurs, tout d'abord, le fait de se retrouver en position de faiblesse ne semblait pas le déranger le moins du monde, comme si il savait qu'il ne risquait rien. Et il a ricané, vous savez ce petit rire condescendant de circonstance, moqueur et méprisant.

« Voilà une manière bien triste de perdre son job... »

Je relâchais la prise que j'avais sur sa cravate et le regarde se redresser, fronçant les sourcils pour chercher ou il veut en venir. Son regard se pose sur les managers derrière moi. Naturellement je tourne la tête. Ces derniers semblent approuver Shiki...et merde, je crois...je crois bien que je vais me faire virer.

« Non...vous pouvez pas me virer, pas maintenant ! J'ai besoin de ce job. Si je ne l'ai plus je ne vais pas pouvoir changer d'établissement, si tant est qu'un autre voudra de moi...
Mais enfin...vous pouvez pas me faire ca...les écoles sont payantes...et ... »


Rima tiqua, et m'interrompue.

« Pourquoi tu nous parles de ton école ? »

J'ai détourné le regard, putain, je suis entrain d'étaler ma vie. Shiki a l'air d'en avoir rien à cirer, Rima, je pense que c'est le cadet de ses soucis, mais faire perdre son boulot a quelqu'un doit la déranger si ca la met dans la merde. Au moins quelqu'un qui pense avec sa tête ici...

« Depuis que je bosse, on me laisse plus tranquille, je suis limite harcelée, c'est plus possible de suivre les cours dans ses conditions....mais bon, ca, vous devez le connaître aussi... »

Rima et Shiki se regardèrent de concert et haussèrent les épaules. Et dans un geste normal, Shiki pique les mikados de Rima dans la poche de son veston à hauteur du c½ur.

Autant vous le dire, cette réaction m'a beaucoup, énormément, surprise !

« Attendez...vous êtes bien étudiants. Vous allez pas me faire croire que vous n'avez aucun soucis du genre ! »

Shiki gardait un mikado en bouche mais me répondis quand même.

« Avec mon regard, je paralyse n'importe qui, ils ne m'approchent donc pas. »
« C'est surtout ton égo qui en effraye plus d'un. »

Ces deux la, m'ont l'air d'une complicité à tout épreuve, c'est assez déstabilisant en vrai.

« Non, en fait, l'endroit ou nous sommes, le règlement est particulièrement bien fait, on a donc aucun soucis vis à vis de cela. »

Un miracle !

« Quel est le nom de cette école ? »

Rima hésita, regardant Shiki de biais. Ce dernier soupira et tira une carte de son porte feuille et me la tendis, en continuant d'observer Rima.

« De toute façon elle ne sera jamais prise. »

Rima me fixa, quand elle me vu me renfrogner a la réplique de Shiki.

« C'est une école privée, il y a très peu de places, en logique les gens y rentrent et n'en sortent pas avant la fin. Toi tu arrives durant un cursus, ca risque d'être compliqué. Et puis le déroulement y est assez spécial. »

Je tends la main pour saisir la carte, les remerciant de leur geste.

Le manager des deux pointa le bout de son nez, disant qu' « on est pas en avance ». Ils filèrent de leurs côtés du studio. Pendant que moi je me dépatouillais avec mes managers, à la limite de les supplier de me donner une autre chance. Après tout, en dehors de cet incident, j'étais très professionnelle. Une chance pour moi, j'ai toujours été très assidue dans les tâches qu'on me confiait. Même lorsqu'il s'agit de prendre une certaine attitude sur une photo. C'est presque du cinéma ce qu'on fait. Plus on prend à c½ur notre rôle, plus il sera facile de le retranscrire sur une photo. D'ou le fait qu'on a souvent besoin de calme pour se concentrer, et il faut souvent plusieurs prises, pour avoir « Le » bon cliché !

J'avais déjà fini ma séance, mes managers ont soigneusement attendu que je finisse ma prise, pour me tomber dessus, et être sur que je ne salope pas mon boulot.
De ce fait, je me suis rendu dans le studio d'à côté, là ou Senri et Tôya travaillaient. Ils venaient tout juste de se faire maquiller. Et encore, des touches légères, comparé à moi. Ils ont un teint parfait. Leurs maquillages étaient juste là pour s'accorder à leurs tenues.
Ils se sont mis en place sur le fond blanc, les yeux clos. Chacun prenant une pose bien précise. L'éclairage fut réglé. Puis ils ont ouvert les yeux, et la photo fut prise.

« C'est dans la boite, merci tout le monde on a fini. »
....
Un cliché, un seul cliché. C'est impossible. C'est pas humain !
Il faut parfois des séances de quasi deux heures, pour avoir des résultats chez certains mannequins. Ils ont ca dans le sang ou quoi ? Une photo pour chaque article. Mais je rêve, pincez moi !
Je comprends pourquoi on reconduit leur contrats. Ces deux la, ce sont des merveilles, des économies de temps et d'argents.
Ca fait mal à l'orgueil ca...

Shiki et Rima filèrent dans leurs loges. En passant Shiki me regarda de biais, et continua son chemin. Comme si je n'étais pas importante.

Après tout, je m'en moque...
Les gens s'affairaient à tout ranger autour de moi.
Je tenais entre mes doigts la petite carte que Senri m'avait donnée plus tôt. Sur le dos, le symbole de cette école, assez particulier en fait. Et je me suis demandé quel genre d'académie pouvait accueillir de tels énergumènes, et si il y en avait d'autres.

Académie Cross...tentons le tout pour le tout...


Mao.

# Posté le samedi 11 avril 2009 09:05

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 18:37

Chapitre 3

Chapitre 3
"Bodyrock" de Moby ==> *

La fin de l'année, enfin. Mais pas de surprise, je n'ai pas eu mon année. Il faut dire qu'en plus de ne plus aller en cours la moitié du temps, l'autre moitié, j'avais l'esprit bien trop occupé.

Voilà deux semaines que j'ai envoyé la lettre au directeur de l'académie, lui expliquant ma situation et mon besoin de changer d'école. Il y avait ca, oui, ca prenait beaucoup de place dans ma tête. Mais il faut l'avouer, Senri Shiki et Tôya Rima occupaient aussi mon esprit. Ces deux personnages étaient différents. Déjà mouchée par leur travail en tant que mannequin, je l'ai été encore plus par leur personnalité extrêmement complexe.

Il est rare que je trouve des personnes intéressantes et exceptionnelles. Le monde dans lequel je travaille n'offre que peu de contacts à des gens ouverts d'esprits. Il faut le dire, là bas, tout le monde essaye de tirer son épingle du jeu, quitte à foutre des carrières en l'air. Et le niveau de conversation y reste très primaire. Sauf exception bien entendu. Quand à l'école, comment vous expliquer...ce sont tous des cons. Rare sont ceux qui vont au delà des apparences. Je me suis retrouvée dans une école de bourgeois particulièrement imbus d'eux même et portés sur les apparences. Le boulot ou les cours, la différence n'était pas bien grande au niveau de l'ambiance et des gens, au final.

Mis à part cet événement « grandiose » que représente la fin des cours, rien n'a changé. J'ai retrouvé mon rythme habituel pour les shooting, avec quelques petites choses en plus. Vu que l'été commence, il y a pleins d'évènements, ou des marques sont présentes. De ce fait, ils ont besoin de mannequins pour porter leurs créations. Mon nom a été retenu pour certains de ces événements. Mais d'après les bruits de couloir, je suis celle qui a reçu le plus de demandes. Etrange tout en étant logique. Je n'ai rien de particulier, comparé à beaucoup des mannequins de cette branche, je ne suis pas hyper lookée à la base. Pas de cheveux rouges, ni même de dreads synthétiques, oubliez aussi les multiples piercings au visage, et les tatouages visibles. Cà, ce n'est pas moi.
Blonde cendrée et cheveux longs, quelques piercings peu visibles, des tatouages bien cachés si le besoin s'en fait ressentir. Cà c'est moi. Effectivement, je n'ai rien de très original. Mais croyez le ou non, quelque part, c'est le meilleur moyen de faire de la promo pour un nombre incalculable de marques différentes. Mine de rien, il n'y a pas que les extrêmes qui achètent ces produits, il faut que le consommateur s'y retrouve.

Alors voilà, je me retrouve à me balader, d'un bout à l'autre de la région. A participer à ces évènements, à recroiser des gens vus et revus pour la plupart, qui comme toujours n'ont rien de nouveau à raconter. Mais ca m'amuse, il y a beaucoup de choses à faire à ce genre d'évènements, des activités y sont organisées, des jeux, des expositions, des groupes de musique. C'est enrichissant d'y aller. Aussi je suis quelque part contente d'avoir tant de travail. Même si ce n'est pas de tout repos. Toutes les deux heures, je dois aller changer de tenue et de maquillage, veiller constamment à ne pas abimer mes vêtements et à toujours les mettre en valeur. Autrement dit, hors de question d'aller piquer une tête dans la piscine alors qu'il fait 40°C à l'ombre. Quand on est mannequin, on dit souvent « on n'a pas le droit d'être fatigué ni même d'en avoir l'air ». Comme si le fait de porter ces vêtements nous mettait en forme. Ca encourage les gens à acheter il parait. Toujours avoir un espèce de sourire figé, et surtout, ne jamais, mais alors jamais rembarrer qui que ce soit. Sait on jamais c'est peut être le patron de la marque. Bien que parfois, l'envie d'en éclater plusieurs soit venue effleurer mes poings. C'est dans ces moments là qu'on s'estime heureux d'avoir un bon self contrôle, pour gérer les conflits sans faire d'esclandre trop grande. Faire l'offusquée, la timide, ou l'ingénue, l'une des trois marche toujours. Après il faut juste être convainquant.

Dans l'ensemble, j'aime l'été. Premièrement car c'est la saison durant laquelle je peux fêter mon anniversaire. Deuxièmement, car les primes pour le travail durant les grandes vacances sont souvent doublées, dut au départ des mannequins. Et troisièmement, plus personne ne me fais chier en dehors du boulot.
Je ne vois plus personne de l'école, je n'ai d'ailleurs jamais donné mon numéro à aucun d'entre eux. Je passe donc mon temps libre à jouer de la basse, rattraper mon retard sur toutes mes séries, mes films, mes bds, mes mangas, et mes livres, et à voir mes amis. Et croyez moi, ca m'occupe bien largement.

Si vous saviez à quel point j'aime à être avec ces gens. Des fois je me dis que nos relations sont privilégiées, car inaltérables malgré le temps qui passe. J'ai un ami d'enfance. C'est une chance, une chance merveilleuse que je pense avoir. Et je chérie ce fait. Je l'appelle Bloody, en hommage à la chanson de Sepultura « Roots Bloody Roots ». Nous passons souvent notre temps ensemble, à ne rien faire. On discute, même parfois on ne se dit rien, on reste l'un et l'autre allongé par terre à regarder les étoiles sans dire un mot. Nous nous suffisons à nous même. On passe parfois des heures à jouer aux jeux vidéos, comme des gamins. On va faire des grandes virées en voiture, pour se poser dans un coin reculé, et faire abstraction du monde. Et ces derniers temps, on fais de la grande cuisine « made in nous », puis on passe notre soirée avec de la musique, de l'alcool et des clopes. Ca ne devient pas une beuverie, juste une soirée sympa, dans laquelle nous consommons pour notre propre plaisir gustatifs. Et on s'endort, comme des loques, quand on est repus.

Manger et dormir. Deux choses dont je ne pourrais jamais me passer. J'aime manger. J'aime dormir. Interrompez mon sommeil il vous en cuira. Piquez moi mon repas, vous n'aurez plus de dents pour savourer votre steak. Vous me trouvez extrême ? Si vous saviez....

Boulot, repas, basse, facture, dormir, boulot, repas, soirée, basse, dormir, loyer, boulot, cachet, basse, dessin, dormir, repos, basse, lecture, sieste, dessin, facture, pc, soirée...etc...etc...

C'est un peu comme une routine, mais une routine relativement plaisante et fatigante, mis à part les frais d'essence qui me sortent par les yeux.
Mon courrier est composé à 60% de factures, 20% de publicités, 10% de cachets, 5% de commande d'emplois, 4% de courrier divers, 1% de courrier personnel.

Electricité...transport...note d'hôtel...pub...pub...frais de restaurants...ah, c'est quoi ca ? Symbole d'une rose, Académie Cross.

« Melle, sachez que j'ai pris votre demande très au sérieux, et c'est avec beaucoup d'attention que je l'ai traitée. Il y aurait éventuellement une place pour vous au sein de mon établissement. Néanmoins pour être certains que l'école vous convienne, et que vous correspondez bien au profil des élèves que nous recherchons, il serait utile de convenir d'un rendez vous. Si la date que je vous transmet vous conviens, alors ne donnez pas signe de vie jusqu'au jour de la rencontre, si elle pose un problème contactez moi. Je reste à l'académie pour les vacances d'été. Kaien Kurosu. »

Voilà pour les grandes lignes.
C'est dans ces moments que je m'estime heureuse d'avoir un agenda dument rempli de toutes mes obligations. Je ne suis pas spécialement bien organisée, mais quand on a un emploi du temps comme le mien et autant de déplacements à faire, il vaux mieux se minuter et tout noter quelque part. J'ai de la chance, ca tombe un jour de repos, je pourrais m'y rendre sans problème.
A l'aide de l'adresse notée sur la carte, je recherche ou se trouve l'académie. C'est un endroit assez reculé, il y a une petite ville non loin de l'académie. Entouré de beaucoup de verdure, en soi, le cadre me plait énormément.

Je me suis donc évertuée, les jours séparant ma rencontre avec le recteur de l'établissement, à préparer mon dossier au mieux et a rechercher des informations sur l'académie, susceptibles de m'aider. Mais je n'ai pas trouvé grand chose dessus, à ma grande surprise. Deux trois articles de presse, spécifiant qu'après l'ouverture d'une nouvelle aile de dortoir, les jeunes génies y avait trouvé refuge, refusant par là, l'invitation des plus grandes universités. Chouette une classe de surdoués...Certains d'entre eux auraient déjà contribué à l'avancée de la recherche scientifique dans différents domaines. Si on me dit que cet enquiquineur de Senri fais partie de cette classe, je crois sincèrement que je serais dégoutée. Etre beau et en plus très intelligent, çà cache des choses d'après moi.

Enfin ce qui est sur, c'est que je ne vais pas n'importe ou visiblement, même si j'ignore encore ce que je vais trouver derrières ces portes, qui visiblement sont closes aux visiteurs.

Le jour de la rencontre approchait à grand pas, puis il vint. J'en avais pour deux heures de route, avant de parvenir à l'académie. Optant pour la sécurité, je partis largement en avance, quitte à attendre en ville après, il valait mieux que j'explore les alentours, pour me faire une idée, plutôt que d'être en retard.
On trouve de tout dans cette ville. Marchands, magasins, restaurants, salons de thé. Oui, vraiment de tout. De grandes bâtisses assez anciennes, laissées à l'abandon, mais qui pourtant n'ont rien de délabré. Des ruelles sombres, comme de grandes allées bondées de monde. De magnifiques petites demeures, savamment décorés de fleurs et autres lierres grimpant. Etrangement, cette ville, tout en étant bien entretenue, laissait une impression d'ancienneté, comme si elle était hors du temps. Je n'y trouvai aucun hlm, ou grandes tours de fer. Comme si l'homme n'avait pas eu la folie des grandeurs dans cette région. C'était surprenant, mais agréable. Tout en laissant une étrange atmosphère planer.

Voyant l'heure tourner, je me suis rendu au portail de l'académie, sonnant à l'interphone et attendis...attendis...encore et encore.

Au loin je vis une forme avancer, le long d'une grande allée pavée. Cette allée était parsemée d'arcs en pierre, sur le bas côté de la pelouse et des fleurs joliment entretenues. Et, plus loin, des arbres. Tout au bout de l'allée je pouvais discerner ce qui me semblait être l'académie.

L'homme qui s'avança, car oui c'était un homme, portait une paire de lunettes ovales assez petites. Il avait des cheveux longs, d'un blond cendré, presque gris, attachés en hauteur, laissant des mèches encadrer son visage. Il avait un air malicieux dans le regard, tout en portant un air très sérieux. Il portait...je ne saurais même pas comment nommer ce qu'il portait. Quelque chose de très large en tout cas, avec beaucoup de tissu, malgré la chaleur. Il s'avança encore, et fit une chose surprenante, il pris une grande pause en montrant du bras ce qu'il y avait derrière lui.

« Bienvenue dans mon Académie, l'Académie Cross ! Je suis Kaien Kurosu ! »


Mao.


Ps: Désolé de la longue attente, mais j'ai eu pas mal de chose dans ma vie à réglée, et je dois avouée, que les idées s'en allaient, aussi vite qu'elles venaient, je n'avais plus de trame faite. maintenant c'est réglée, je posterais de façon plus régulière =) Merci à ceux et celles qui me suivent, même si je ne le voit pas, sauf pour une miss ;)

# Posté le mardi 26 mai 2009 15:50

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 18:42